Auteur/autrice : mmrrff

  • Un moment d’éternité dans le passage du temps

    140628-00016197

    Exposition jusqu’au 27 décembre 2014

    Un moment d’éternité dans le passage du temps

    La Terrasse Espace d’art de Nanterre

    Exposition collective avec Sarkis, Pedro Reyes, Selma et Sofiane Ouissi, Damien Cabanes, Thierry FournierMassimiliano MarraffaCyrille Weiner, Taysir Batniji, Philippe Mairesse -Accès Local, Courants faibles – Liliane Viala et Sylvain Soussan, Krjin de Koning, Chul-Hyun Ahn 

    L’espace d’art La Terrasse se trouve sur l’axe de l’autoroute souterraine A14. En 2005 lorsque j’ai commencé à m’intéresser à cet espace cela n’était qu’une friche avec un échangeur  qui sera démoli quelques années plus tard.

    La friche est devenue ville et aujourd’hui on expose des œuvres d’art, là où il n’y avait qu’une sortie de secours la numéro 33

    Sorties, 2005/2016

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    Un moment d’éternité dans le passage du temps
    du 4 oct. au 24 déc. 2014 à l’espace d’art de Nanterre
    Texte critique par frédéric dumond
    matriciel
    ce pourrait être un programme, peut-être un manifeste. pas sous la forme d’un texte — encore que la présence des mots soit très significative — mais d’une théorie de pièces. dont la très grande diversité des médiums résonne d’abord étrangement. comme une sortie de réserve. et puis dans le temps — dans le temps passé à lire ces pièces, à les regarder vivre entre elles, se répéter dans le décalage de leurs boucles, s’activer sous nos doigts, ou être là, simplement posées, installées, accrochées — une impression se définit, encore indéterminée puis qui se tend et s’assure la « Réplique n°11 » de Patrice Hamel, la Capula de Pedro Reyes, « Laaroussa », vidéo projetée de Selma et Sofiane Ouissi, les quatre vidéos « D’après Caspar David Friedrich » de Sarkis, sur écran, « un moment d’éternité dans le passage du temps », le film projeté de Nicolas Kozakis et Raoul Vaneigem, les « Tortillons » au sol et les « Cubes » sur socle, sculptures de Damien Cabanes, « Sortie 36/117 », photographie de Massimiliano Marraffa et « Sans titre, de la série la fabrique du pré », de Cyrille Weiner, « Le socle du monde » de Taysir Batniji, « Matrice 2051 », le dispositif de courants faibles, « Fenêtre augmentée », exposition sur tablettes tactiles de Thierry Fournier, et « Flatland », catalogue également pour tablettes, par Thierry Fournier et J. Emil Sennewald, « le modèle de co-création du service Arts Plastiques, de Philippe Mairesse, et sur le toit terrasse la structure architecturale de Krijs de Koning, et dans la vitrine sur la place Mandela, les pièces d’op art de Chul-Hyun Ahn toutes ces pièces sont des premiers jalons pour que commence à se réaliser un désir : que ce nouvel espace d’art contemporain de Nanterre (1) soit un lieu ouvert à tous, un espace-temps de réflexion, de ralentissement, de retour sur soi « heureux celui qui découvre la lenteur de la vie tandis que croule un monde saisi par la frénésie du pouvoir et de l’argent » (2) et que ce soit dans le même temps un espace des traces, un lieu vivant, par le biais d’ateliers, de rencontres, de cours (comme ce sera prochainement le cas grâce à un partenariat créé avec l’université de Nanterre) une manière de donner accès à la pensée, sous toutes ses formes, et de la manière la plus ouverte possible. l’installation architecturale de Krijn de Koning, dont les parois colorées se croisent les unes les autres, crée des lignes de fuite et des perspectives qui sont autant d’axes alternatifs au grand axe de développement La Défense – Nanterre – la Seine. c’est en même temps à dimension intime (les parois colorées comme des cloisons d’intérieur), comme si se superposaient à cet endroit précis des morceaux d’habitats disparus. une intervention à échelle humaine, en contraste total avec les façades-frontières des immeubles qui bordent et soulignent l’axe historique, rejetant le reste du territoire dans un au-delà de traces et de mémoire il est aussi question dans la photographie de Massimiliano Marraffa et dans celle de Cyrille Weiner,  Massimiliano Maraffa cadre ce à quoi on ne prête que peu attention, et qui sont pourtant des signes majeurs de l’aménagement des espaces urbains et péri-urbains (ici, une des sorties de secours de l’autoroute enterrée qui passe sous l’espace d’art) et Cyrille Weiner a photographié l’axe avant son aménagement actuel, quand le terre-plein central était encore une vaste prairie, espace presque à nouveau campagnard. moment oublié, dont on pourrait se prendre à rêver qu’il aurait pu continuer à exister. que, pour une fois, on n’aurait pas cédé à la tentation rendue obligatoire de l’aménagement paysager, mais laissé des rythmes non humains mettre en forme cet espace. aucune nostalgie cependant, juste des signes qu’un autre type de développement aurait pu être les tablettes tactiles, exposition dans l’exposition (et catalogue), présentent un ensemble de paysages augmentés, chaque moment de paysage étant aussi le lieu de sa propre recomposition ou transformation, supports et parties intégrantes des interventions de chacun des artistes choisis par Thierry Fournier dans « un moment d’éternité dans le passage du temps », le film projeté de Nicolas Kozakis et Raoul Vaneigem, c’est dans un paysage archaïque qu’un homme remplit de caillasse blanche des sacs que des ânes transportent ensuite du bord de mer vers la montagne. paysage méditerranéen en noir et blanc. temps lent des hommes et des bêtes, gestes de l’homme au travail, sans doute de l’homme exploité à une tâche sans fin, gestes qui doivent être les mêmes depuis des siècles. homme de somme, dont l’humanité est enfouie à force de ne pouvoir être lui-même « l’existence réduite à la survie peut-elle se contenter des ombres de la vie ? » (3) alors que dans « Laaroussa », Selma et Sofiane Ouissi reformulent de manière extrêmement précise les mouvements et les gestes des artisanes potières qui mettent en forme la matière (ici, uniquement perceptible sous forme de traces d’argile sur les mains des artistes) dans une présence particulièrement saisissante, les couleurs lumineuses de leurs vêtements, l’espace autour des corps, la roche, la lumière, le ciel, tout est gangue pour l’objet absent la gestuelle devient matière, circonscrit l’espace comme une forme, quand chez Sarkis, elle dilue la matière (la peinture, cette fois) dans l’eau, en une aquarelle temporelle qui interprète les couleurs de quatre toiles du peintre romantique allemand Caspar David Friedrich archaïsme, modelage et couleur qu’on retrouve alliés dans les « tortillons » de Damien Cabanes, comme dans ses « cubes », qui sont faits des traces des mains qui les ont formés dans cet ensemble de pièces, c’est le geste qui transmet quelque chose du sens, le geste en train de se faire ou le geste qui a fait c’est-à-dire un geste qui prend le temps de, qui est dans l’attente, aussi, et la répétition pour que ça ait lieu ça étant une forme-pensée, de toute nature, qui émerge sous nos yeux, dans la gestualité, et aussi dans l’écrit, autre élément majeur de la proposition de Sandrine Moreau, directrice de l’espace d’art La Terrasse. l’écrit qui est la matière de la réplique n° 11 de Patrice Hamel, du schéma textuel de Philippe Mairesse — synthèse ontologique d’un long questionnement sur le service arts plastiques de la ville de Nanterre —, et des post-it de Matrice 2051 du collectif courants caibles. chaque type de textualité, de la plus économe à la plus dense, donne forme au processus, c’est-à-dire à ce qui se joue quand on cherche ainsi, discrètement, à la fois au sens commun et au sens où les mathématiciens emploient ce mot (c’est-à-dire quelque chose de discontinu et de fragmentaire), en ayant choisi de réunir toutes ces pièces, Sandrine Moreau crée une syntaxe qui fait circuler le sens de l’une à l’autre. y compris dans des « pauses », comme la capula de Pedro Reyes, espace en suspension, lieu possible de stase pourtant non isolé, où on est traversé par l’espace et les regards, dans la présence continue de tout ce qui entoure pour une exposition absolument ouverte, traversée et pourtant très dense comme une matrice de tout ce qui pourrait venir : un lieu d’art accessible, vivant, populaire, c’est-à-dire exigeant et défendant l’art contemporain (celui d’une pensée en mouvement, et non celui de la transaction) un des lieux — encore possible — de la rencontre et du faire ensemble -— ce qu’ont travaillé sous une forme prospective Liliane Viala et Sylvain Soussan avec Matrice 2051, en convoquant chaque mois depuis entre l’ouverture de l’espace d’art en juin et cette fin d’année civile, des ateliers de recherche et de réflexion avec les Nanterriens qui ressentent le besoin de penser les rapports de l’art avec eux-mêmes et en même temps il y aurait comme une tristesse latente, une mélancolie (?) comme si rien ne pouvait faire le poids par rapport à ce qui vient. une tristesse qui n’empêche pas de tenir, alors que tant de centres d’art sont attaqués dans leur mission, envers et contre tout ce qui est, tout autour. pour paraphraser Pasolini qui lui, parlait de théâtre : l’art facile est objectivement bourgeois, l’art difficile est pour les élites bourgeoises cultivées, l’art très difficile est le seul art démocratique reste à faire en sorte que cela se sache, et que le lieu ne désemplisse pas « bientôt viendra la race humaine qui recréera le monde au lieu de le détruire »
    (5) frédéric dumond http://fredericdumond.free.fr/ notes 1. issu de la transformation de la « galerie Villa des Tourelles » en « espace d’art la terrasse », transformation pensée et voulue par la directrice, Sandrine Moreau 2. extrait du texte écrit par Raoul Vaneigem pour « un moment d’éternité dans le passage du temps », le film projeté de Nicolas Kozakis et Raoul Vaneigem 3. Raoul Vaneigem, ibid. 4. Pier Paolo Pasolini a écrit sur les murs du hangar où il joua pour la première fois Orgie : « Le théâtre facile est objectivement bourgeois ; le théâtre difficile est pour les élites bourgeoises cultivées ; le théâtre très difficile est le seul théâtre démocratique. » 5. Raoul Vaneigem, ibid.

    >>>>>> on parle de l’ expo ici

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Solidaire Exposition de soutien aux Salaisons

    SolidaireVerso Solidaire

     

  • ZooM/M logical garden

    ZooM/M logical garden

    ZOOM au Cabanon

    ZooM/M logical garden

    exposition du 19 septembre au 10 octobre 2013. Vernissage le 19 septembre à partir de 18h30

    Libraire Le Cabanon

    14 rue de cotte, 75012 Paris

     

    Pour l’exposition ZooM/M au Cabanon, il prélève des clichés empruntés à trois séries ayant chacune fait l’objet d’expositions autonomes : les Bruits de fonds ; paysages (du) possible(s), Geografie del quotidiano. Cette série recomposée donne à voir le poids du détail dans la production de Massimiliano Marraffa : des « bêtes choses », paysages de banalités, jardin (zoo)logique, zoom ouvrant pourquoi pas, sur des macro-espaces (et puis non).

    Les douze tirages de ZooM/M sont prélevés à trois séries photographiques de Massimiliano Marraffa ; ils composent une nouvelle série « pensive ». L’image pensive était le titre d’un essai de Jacques Rancière écrit dans les suites d’un séminaire au Jeu de Paume au milieu des années 2000, et repris dans Le spectateur émancipé : « la pensivité de l’image, c’est (…) ce rapport entre deux opérations qui met la forme trop pure ou l’événement trop chargé de réalité hors d’eux-mêmes ».

    L’image pensive est marquée par une indétermination essentielle. Le prélèvement opéré ici introduit à une première forme d’indétermination : les photographies de Massimiliano Marraffa ne sont plus assignables à l’intention qui présidait à chacune des séries. La seconde indétermination concerne la référence de l’image à un objet déterminé. En tournant un peu les expressions de Rancière, nous pourrions parler de ressemblance désattribuée.

    Le gros plan ou le zoom n’ont plus vraiment les propriétés qu’on leur attribue généralement depuis l’opposition travaillée par Benjamin : on ne voit ni plus clairement ce que l’on verrait « de toute façon », ni autre chose, comme s’il apparaissait dans cet inventaire de réalités banales des « structures complètement nouvelles de matière ».

    Il reste simplement qu’avec le zoom, « au milieu de (c)es débris largement dispersés, nous faisons tranquillement d’aventureux voyages » (Benjamin). L’une des séries dont ces images sont extraites s’intitulait d’ailleurs « paysage du possible ». Et s’il est vrai que l’usinage d’une matière, la trace d’une cuisson ou les relief d’un repas où abondent les miettes et les débris forment des « jardins étranges », en gros plan, le zoom ici n’en continue pas moins à faire écran au double sens du terme : « L’écran est une surface de manifestation mais il est aussi une surface opaque qui empêche les identifications » (Rancière). A tout le moins, disons qu’il les retarde, « met en flottement les possibilités d’identification ».

    Car il y a toujours dans les photographies de Massimiliano Marraffa des indices logés dans le grain de la matière ou la courbure d’un lavabo pour gâcher la possibilité de produire une « image trop graphique » – en dépit de la présence, par exemple, de poils de barbes qui flirtent avec le dessin -, mais par suite pour ramener à un objet ou à un action déterminée : manger, se raser.

    Laurent Duclos

    Testi in italiano  ZOOMM 

     

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  • geografie del quotidiano a Calasetta

    paesaggio
    tentativo di affissione pubblica, fotomontaggio. Piazza Gautier, Calasetta

    Projet spécial de la Fondation MACC _ Museo d’Arte Contemporanea Calasetta, en Sardaigne

    Le dispositif de création conçu par Massimiliano Marraffa lors de sa résidence à Calasetta , a fait participer les familles de la ville. Lors de son arrivée à Calasetta , l’artiste a organisé dans le Musée une rencontre avec les habitants, afin de montrer son travail et leur faire cette proposition: en échange d’une invitation à dîner, l’artiste propose de laver la vaisselle. Ce rencontres, ces sont des occasions pour recueillir (par le biais de la photographie) une grande quantité de matériel, autant de fragments de la réalité.

    Ce sont ces fragments témoins de cet échange qui deviendront eux-même l’objet d’une recherche esthétique et formelle. La farine pour préparer les Cassulli (pâtes traditionnelles) ou la semoule du Cus Cus, ainsi que les assiettes submergées de bulles de savon dans l’évier, où flotte une feuille d’artichaut, témoignent d’actions passées ou en devenir; ces fragments portent en eux une dimension temporelle incertaine, la temporalité de l’instant, celle du moment de la prise de vue, se dilue dans un espace temps qui se prolonge, qui crée la condition d’existence de l’œuvre en devenir, laissant le spectateur la liberté de choisir.

    Trente-six images composent le diaporama de Geografie del Quotidiano, projeté au sein du Musée pour clore la résidence, trente six images dans lesquelles la réalité est transfigurée : les images des bulles de savon évoquent l’écume de la mer, le quotidien se transforme en paysages.

    Dans un deuxième temps aura lieu une campagne d’affichage publique ( prévue début mai 2013), les œuvres couvriront les murs de Calasetta , les “miettes” envahiront l’espace publique, comme une ponctuation obsessionnelle, créant un effet de surprise chez les habitants qui découvriront que les murs de leurs maisons sont devenus espaces d’exposition à explorer, partager, admirer.

    Il dispositivo artistico partecipativo  si è svolto  durante un mese di residenza, ha coinvolto le famiglie di Calasetta e dei paesi limitrofi. Tante persone  mi hanno invitato a  pranzo o  cena.

    Incontri ricchi dal punto di vista umano.

    Questi incontri, veri e propri spazi di condivisione, mi  hanno permesso  di “raccogliere”, con la  macchina fotografica, una gran quantità di materiale: dei frammenti  di realtà, che  grazie a questo processo creativo son diventate opere d’arte da esporre.

    questo il proposito dell’istituzione il Museo di Arte Contemporanea di Calasetta:

    « La Fondazione MACC con Geografie del Quotidiano ha varcato la soglia delle abitazioni private di Calasetta per aprire le porte a una nuova forma di museologia partecipata.

    Questo incontro ravvicinato, al di fuori dello spazio museale, ha reso possibile una forma artistica in cui l’intersoggettività e la partecipazione rappresentano un’elaborazione collettiva del fare artistico. In questo modo l’opera, nel senso di mero oggetto da esporre, prende forma grazie ad un dispositivo di creazione condiviso che coinvolge la dimensione privata e pubblica del vivere, sia dalla fase di creazione fino all’esposizione. »

    Museologia partecipata ?

    Questi “frammenti”ovvero cio’ che resta degli  incontri, sono l’oggetto di una  ricerca estetica e formale. La farina per preparare i Cassulli (pasta tradizionale tabarkina) o la semola del Cus Cus, cosi come i piatti sommersi di bolle di sapone nel lavabo, testimoniano azioni  consumate o in attesa di essere completate, sono frammenti che ci portano in una dimensione spazio temporale incerta,  poiché la temporalità dell’istante, quello dello scatto fotografico, si dilegua in uno spazio tempo che dura, che crea la condizione di esistenza dell’opera in nuce, confidando allo  spettatore la possibilità di scegliere.

    Fondazione   MACC _ Museo d’Arte Contemporanea Calasetta

     

    Il 20 marzo un  diaporama di trentasei immagini é stato proiettato nella sala ovale del Museo d’Arte Contemporanea di Calasetta, trentasei immagini in cui la realtà  è  trasfigurata: l’immagine delle bolle di sapone per lavare i piatti evoca la schiuma del mare in tempesta, l’immagine del fondo di una botte di vino fa eco  ad una veduta notturna attraverso lenti ai raggi infrarossi. I frammenti assumendo fino in fondo la funzione/finzione paesaggistica e anzi creando un paesaggio nuovo, proprio in virtù del fatto che la materia di partenza ( le briciole) è materia sensibile e povera; questa diventa un nuovo paesaggio.

     

    spazio pubblico/galleria

     

    Con Geografie del Quotidiano l’artista ha provato a tracciare un percorso attraverso gli  spazi privati e pubblici passando per il museo come  luogo di consacrazione dell’opera d’arte.

    Una selezione di quattro immagini del formato 60×80 sono  state  esposte il 16 aprile 2013   nella Galleria a cielo aperto  Mangiabarche

    affissione pubblica/privata

    é possibile invadere lo spazio pubblico ?

    i muri di una città possono essere uno spazio di esposizione?

    questa é la domanda che mi pongo per trovare una risposta non vedo altra soluzione che  provare

    tentativo di affissione ?

    è mio intento invitare  gli abitanti, gli studenti del liceo artistico di Sant’antioco, tutti coloro che hanno partecipato al dispositivo, invitandomi a pranzo  e  a cena a provare ad invadere lo spazio pubblico :

    Propongo quindi di  passare un  pomeriggio a dialogare con questi muri e le persone che i muri li posseggono  li  abitano e/o li utilizzano, fare un esperienza di condivisione di idee, interrogare i regolamenti e coloro che li applicano, il risultato sarà incerto, l’affissione sarà  fatta oppure no, le immagini saranno  incollate o posate per qualche minuto giusto il tempo per fissare la loro presenza con un istantanea  e poi partire altrove …

    a chi appartiene lo spazio pubblico ?

    Vogliamo mettere alla prova  una nuova forma di museologia partecipata ?


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • quando il seminario seminava dal 2011 al 2013

    catalogoArtVerona2012_0001

    ilseminarioseminaartverona2012

     

    Un film sulla memoria di un luogo, un progetto, un utopia

    quant’égrandeilseminario from mm_ff on Vimeo.

     

     

    IMG_1128

     

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  • Architectures, Eva Samuel

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    voir les images de l’expo de l’expo à la Gallerie d’architecture à Paris

    Eva Samuel architecte & associés

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  • Observer la ville

    observer la ville

    un dispositif artistique participatif, Nanterre 2007-2009 par Massimiliano Marraffa, photographe & Denis Moreau, architecte promeneur

    Pendant deux ans et demi, avec le soutien de la ville de Nanterre et particulièrement de Sandrine Moreau, nous avons questionné la façon dont chacun fait l’expérience de sa ville par la mise en circulation et le partage des récits, des images ou des représentations.

    L’enjeu de ce dispositif a été l’attention sensible portée par chacun de ses participants, toujours plus nombreux, à travers la promenade et la photographie. Il s’agit de mettre en question les façons pour chacun de porter son regard sur une ville singulière, son urbanisme et son architecture, de partager sa propre expérience et ainsi de créer du collectif. Le dispositif est constitué par «le Labo» (rendez-vous hebdomadaires), des « Fabriques » (rencontres avec les habitants) dans chacun des quartiers de Nanterre, pour expérimenter, outiller, produire, arpenter, théoriser, observer, exposer.

    En octobre 2009, deux expositions évolutives à la Galerie Villa des Tourelles et sur les Terrasses entre la Grande Arche de la Défense et la Seine, ont rendu compte du dispositif. La scénographie de Nicolas Gautron a permis de mettre en valeur la participation de tous, faisant d’Observer la ville un événement métropolitain à l’occasion de la Nuit blanche.

    links :

    Vacarme

    Nicolas Gautron

    Anne Marie Cornu

     

     

     

  • habiter/bruits

    J’ai commencé à pratiquer la photographie à l’âge de treize ans, à Cecina, en Italie. Mon père m’avait offert un Olympus. Le dimanche, je faisais des photos que le journal régional commença à publier. Devenu journaliste, j’ai traqué l’évènement, l’extraordinaire. Pourtant, à moins d’un accident, la vie locale aime bien se voir représentée dans des mises en scènes convenues qui la renvoient finalement à son insignifiance plutôt qu’elles ne l’exaltent. Le chasseur d’image en fut pour ses frais. Je n’étais pas simplement fatigué, incapable de réaliser la photographie du reporter d’image, n’en ayant plus le goût, mais bien plutôt épuisé, incapable de «possibiliser», un peu comme les personnages de Beckett décrits par Gilles Deleuze. Comment aller voir ailleurs ?

    Non pas pour traquer l’instant décisif mais pour explorer, au contraire, cette réalité fade dans ce qui l’épuise, l’ordinaire, le quotidien, le banal. Je tenais là l’objet de ma recherche, une possibilité impliquant de travailler dans l’image elle-même et non plus de rapporter une réalité réputée extérieure.

    J’arrive à Paris au milieu des années 90. La rencontre avec André Rouillé et les séminaires de Dominique Bacqué permettent certainement d’éclairer les épreuves que traverse ma photographie, mais ne me confère, en définitive, qu’une capacité d’emprunt théorique. Quoiqu’il en soit, la rupture est consommée avec l’idéologie de la capture. Je me suis retrouvé, après d’autres, à revendiquer une photographie du « réel », travaillant autour du passage de l’instant à la durée. Cette intention que je mettais dans mon travail universitaire, il me fallait la mettre en image. Quitter l’évènement, c’était rompre avec la composition dramaturgique, une certaine trame narrative. J’ai d’abord figé les personnages, mis en quelque sorte l’instant dans la durée. Puis il n’y a plus eu de personnages dans mes photographies.

    Dans Habhabiteriter les images la présence des personnages peut être suggérée: ils viennent de partir; ils ont quitté la pièce; ils finiront plus tard ce qu’ils viennent d’entreprendre. La question du «réalisme» est, dans un premier temps, limitée à l’homologie entre la taille du sujet et la taille du tirage. Le spectateur, lorsqu’il s’implique, peut reconstituer l’action, imaginer un achèvement, la chose à accomplir: se resservir à déjeuner ou débarrasser la table; terminer la vaisselle; se moucher ou chercher l’heure. Plus rien n’est extraordinaire, mais tout peut redevenir signifiant. Au demeurant, le dispositif de l’image flirte toujours avec la limite en deça ou au delà de laquelle il doit se stabiliser: l’esthétisme propre à la nature morte ou le symbolisme. Il fallait que l’image du petit déjeuner soit autre chose que le symbole de la famille, que la vaisselle ne figure pas, sui generis, la vie quotidienne. Je proposais que le « regardeur » puisse habiter l’image, la parcourir avec une expérience propre, sans qu’on sache d’ailleurs avec quoi l’image en question pouvait résonner. Que l’image se laisse interpréter plutôt qu’elle n’emprisonne le spectateur dans sa raison propre, comme c’est le cas de l’image choc.

    13Bruits de fond s’est inscrit dans la continuité de Habiter… J’ai zoomé sur les parasites : la cendre, le calcaire, l’empreinte, le relief, la projection hors du bac, le dépôt, la mousse qui surnage. Non pas pour mieux voir, ou de plus près, mais pour voir autre chose. C’est comme s’il fallait entamer une recherche – mais de quoi? -, comme si le regard devait faire son enquête à partir d’une trace laissée par un passage, d’un indice produit par un déplacement, un écoulement…

    35mm9La mousse qui obstrue le siphon constitue le point de départ de la troisième série. L’image ne résonne plus avec son dehors dans une sorte de continuum; elle gagne, pour le coup, en autonomie et le tirage un droit à quitter l’échelle 1:1. Ce qui ne veut pas dire que le dehors ne reste pas le révélateur de l’image (Nota bene: l’image ne représente pas le réel, ne réfère pas à une réalité qui lui serait extérieure et, d’ailleurs, n’a pas à le faire). La relation de l’image à son dehors devient, en revanche, moins immédiate que dans les séries précédentes. Il s’agit d’organiser un autre accès à la visibilité, non plus en jouant de la forme «négative», depuis l’action hors-champ (Habiter les images) jusqu’aux restes et aux reliefs (Bruits de fond), mais en assumant la fonction/fiction paysagère … pour autant qu’elle épuise son matériau sensible et pauvre (le lavabo) et rende possible, en fait, la production d’un nouveau paysage.

    Ce dernier devenant un paysage nouveau du possible (mais n’est-ce pas la relation que doit contracter l’image réfléchie avec le spectateur pour se «rendre intéressante?»). Alors que les personnages étaient mis hors-champ dans Habiter les images, il s’agit plutôt de retarder la ré-identification1 des objets dans ces paysages (du) possible(s). De ce point de vue, le déserrement de la contrainte de format produit un débrayage au regard des deux séries précédentes, permettant notamment de faire apparaître des formations structurelles totalement neuves de la matière2

    1 « Le but de l’image n’est pas rapprocher de notre compréhension sa signification, mais de créer une perception particulière de l’objet, de créer sa vision et non sa ré-identification » 
    Victor Chklovski, 1917, L’art comme procédé.
    2 Walter Benjamin, 1972, L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique.