{"id":443,"date":"2014-11-23T19:02:46","date_gmt":"2014-11-23T18:02:46","guid":{"rendered":"http:\/\/massimilianomarraffa.com\/?p=443"},"modified":"2017-11-01T22:22:24","modified_gmt":"2017-11-01T21:22:24","slug":"un-moment-deternite-dans-le-passage-du-temps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/massimilianomarraffa.com\/?p=443","title":{"rendered":"Un moment d\u2019\u00e9ternit\u00e9 dans le passage du temps"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/massimilianomarraffa.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/140628-000161971.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-538\" title=\"Dans le puits de lumi\u00e8re &quot;sortie&quot; de Massimiliano Marraffa, photographie 226x280 et &quot;Axes&quot; de Krijn de Koning\" src=\"http:\/\/massimilianomarraffa.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/140628-000161971.jpg\" alt=\"140628-00016197\" width=\"900\" height=\"374\" \/><\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arimo, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Exposition jusqu&rsquo;au 27 d\u00e9cembre 2014<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\"><a href=\"http:\/\/massimilianomarraffa.com\/?ds-gallery=un-moment-deternite-dans-le-passage-du-temps\"><strong><em><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arimo,sans-serif;\">Un moment d\u2019\u00e9ternit\u00e9 dans le passage du temps<\/span><\/span><\/em><\/strong><\/a><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arimo,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">L<\/span><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arimo,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">a Terrasse Espace d&rsquo;art de Nanterre<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arimo,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Exposition collective avec\u00a0Sarkis,\u00a0<a href=\"http:\/\/pedroreyes.net\/capulaexpandeddodecahedron.php?szLang=en&amp;Area=work\">Pedro Reyes<\/a>,\u00a0Selma et Sofiane Ouissi,\u00a0Damien Cabanes,\u00a0<a href=\"http:\/\/www.thierryfournier.net\/category\/works-fr\/\">Thierry Fournier<\/a>,\u00a0<a title=\"Sorties\" href=\"http:\/\/massimilianomarraffa.com\/?ds-gallery=sorties-2\">Massimiliano Marraffa<\/a>,\u00a0<a href=\"http:\/\/cyrilleweiner.com\/en\/la-fabrique-du-pre\/\">Cyrille Weiner<\/a>,\u00a0Taysir Batniji,\u00a0Philippe Mairesse -Acc\u00e8s Local,\u00a0<a href=\"http:\/\/courantsfaibles.org\/index.html\">Courants faibles \u2013 Liliane Viala et Sylvain Soussan<\/a>,<a href=\"http:\/\/www.krijndekoning.nl\/162_axes_work_Terrasse\/index.html#\">\u00a0Krjin de Koning<\/a>,\u00a0Chul-Hyun Ahn\u00a0<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arimo, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">L&rsquo;espace d&rsquo;art La Terrasse se trouve sur l&rsquo;axe de l&rsquo;autoroute souterraine A14. En 2005 lorsque j&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 m&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 cet espace cela n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;une friche avec un \u00e9changeur\u00a0 qui sera d\u00e9moli quelques ann\u00e9es plus tard.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arimo, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">La friche est devenue ville et aujourd&rsquo;hui on expose des \u0153uvres d&rsquo;art, l\u00e0 o\u00f9 il n&rsquo;y avait qu&rsquo;une sortie de secours la num\u00e9ro 33 <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arimo, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><a href=\"http:\/\/massimilianomarraffa.com\/?ds-gallery=sorties-a\"><em>Sorties, <\/em>2005\/2016 <\/a><br \/>\n<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p>______________________________________________________________________<\/p>\n<div class=\"message-content\">\n<div class=\"message-content-text\"><strong>Un moment d&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 dans le passage du temps<\/strong><\/div>\n<div class=\"message-content-text\"><strong> du 4 oct. au 24 d\u00e9c. 2014 \u00e0 l&rsquo;espace d&rsquo;art de Nanterre<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div class=\"message-content-text\"><strong> Texte critique par fr\u00e9d\u00e9ric dumond<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div class=\"message-content-text\">matriciel<\/div>\n<div><\/div>\n<div class=\"message-content-text\">ce pourrait \u00eatre un programme, peut-\u00eatre un manifeste. pas sous la forme d\u2019un texte \u2014 encore que la pr\u00e9sence des mots soit tr\u00e8s significative \u2014 mais d\u2019une th\u00e9orie de pi\u00e8ces. dont la tr\u00e8s grande diversit\u00e9 des m\u00e9diums r\u00e9sonne d\u2019abord \u00e9trangement. comme une sortie de r\u00e9serve. et puis dans le temps \u2014 dans le temps pass\u00e9 \u00e0 lire ces pi\u00e8ces, \u00e0 les regarder vivre entre elles, se r\u00e9p\u00e9ter dans le d\u00e9calage de leurs boucles, s\u2019activer sous nos doigts, ou \u00eatre l\u00e0, simplement pos\u00e9es, install\u00e9es, accroch\u00e9es \u2014 une impression se d\u00e9finit, encore ind\u00e9termin\u00e9e puis qui se tend et s\u2019assure la \u00ab R\u00e9plique n\u00b011 \u00bb de Patrice Hamel, la Capula de Pedro Reyes, \u00ab Laaroussa \u00bb, vid\u00e9o projet\u00e9e de Selma et Sofiane Ouissi, les quatre vid\u00e9os \u00ab D\u2019apr\u00e8s Caspar David Friedrich \u00bb de Sarkis, sur \u00e9cran, \u00ab un moment d\u2019\u00e9ternit\u00e9 dans le passage du temps \u00bb, le film projet\u00e9 de Nicolas Kozakis et Raoul Vaneigem, les \u00ab Tortillons \u00bb au sol et les \u00ab Cubes \u00bb sur socle, sculptures de Damien Cabanes, \u00ab Sortie 36\/117 \u00bb, photographie de Massimiliano Marraffa et \u00ab Sans titre, de la s\u00e9rie la fabrique du pr\u00e9 \u00bb, de Cyrille Weiner, \u00ab Le socle du monde \u00bb de Taysir Batniji, \u00ab Matrice 2051 \u00bb, le dispositif de courants faibles, \u00ab Fen\u00eatre augment\u00e9e \u00bb, exposition sur tablettes tactiles de Thierry Fournier, et \u00ab Flatland \u00bb, catalogue \u00e9galement pour tablettes, par Thierry Fournier et J. Emil Sennewald, \u00ab le mod\u00e8le de co-cr\u00e9ation du service Arts Plastiques, de Philippe Mairesse, et sur le toit terrasse la structure architecturale de Krijs de Koning, et dans la vitrine sur la place Mandela, les pi\u00e8ces d\u2019op art de Chul-Hyun Ahn toutes ces pi\u00e8ces sont des premiers jalons pour que commence \u00e0 se r\u00e9aliser un d\u00e9sir : que ce nouvel espace d\u2019art contemporain de Nanterre (1) soit un lieu ouvert \u00e0 tous, un espace-temps de r\u00e9flexion, de ralentissement, de retour sur soi \u00ab heureux celui qui d\u00e9couvre la lenteur de la vie tandis que croule un monde saisi par la fr\u00e9n\u00e9sie du pouvoir et de l\u2019argent \u00bb (2) et que ce soit dans le m\u00eame temps un espace des traces, un lieu vivant, par le biais d\u2019ateliers, de rencontres, de cours (comme ce sera prochainement le cas gr\u00e2ce \u00e0 un partenariat cr\u00e9\u00e9 avec l\u2019universit\u00e9 de Nanterre) une mani\u00e8re de donner acc\u00e8s \u00e0 la pens\u00e9e, sous toutes ses formes, et de la mani\u00e8re la plus ouverte possible. l\u2019installation architecturale de Krijn de Koning, dont les parois color\u00e9es se croisent les unes les autres, cr\u00e9e des lignes de fuite et des perspectives qui sont autant d\u2019axes alternatifs au grand axe de d\u00e9veloppement La D\u00e9fense &#8211; Nanterre &#8211; la Seine. c\u2019est en m\u00eame temps \u00e0 dimension intime (les parois color\u00e9es comme des cloisons d\u2019int\u00e9rieur), comme si se superposaient \u00e0 cet endroit pr\u00e9cis des morceaux d\u2019habitats disparus. une intervention \u00e0 \u00e9chelle humaine, en contraste total avec les fa\u00e7ades-fronti\u00e8res des immeubles qui bordent et soulignent l\u2019axe historique, rejetant le reste du territoire dans un au-del\u00e0 de traces et de m\u00e9moire <strong>il est aussi question dans la photographie de Massimiliano Marraffa et dans celle de Cyrille Weiner,\u00a0 Massimiliano Maraffa cadre ce \u00e0 quoi on ne pr\u00eate que peu attention, et qui sont pourtant des signes majeurs de l\u2019am\u00e9nagement des espaces urbains et p\u00e9ri-urbains (ici, une des sorties de secours de l\u2019autoroute enterr\u00e9e qui passe sous l\u2019espace d\u2019art)<\/strong> et Cyrille Weiner a photographi\u00e9 l\u2019axe avant son am\u00e9nagement actuel, quand le terre-plein central \u00e9tait encore une vaste prairie, espace presque \u00e0 nouveau campagnard. moment oubli\u00e9, dont on pourrait se prendre \u00e0 r\u00eaver qu\u2019il aurait pu continuer \u00e0 exister. que, pour une fois, on n\u2019aurait pas c\u00e9d\u00e9 \u00e0 la tentation rendue obligatoire de l\u2019am\u00e9nagement paysager, mais laiss\u00e9 des rythmes non humains mettre en forme cet espace. aucune nostalgie cependant, juste des signes qu\u2019un autre type de d\u00e9veloppement aurait pu \u00eatre les tablettes tactiles, exposition dans l\u2019exposition (et catalogue), pr\u00e9sentent un ensemble de paysages augment\u00e9s, chaque moment de paysage \u00e9tant aussi le lieu de sa propre recomposition ou transformation, supports et parties int\u00e9grantes des interventions de chacun des artistes choisis par Thierry Fournier dans \u00ab un moment d\u2019\u00e9ternit\u00e9 dans le passage du temps \u00bb, le film projet\u00e9 de Nicolas Kozakis et Raoul Vaneigem, c\u2019est dans un paysage archa\u00efque qu\u2019un homme remplit de caillasse blanche des sacs que des \u00e2nes transportent ensuite du bord de mer vers la montagne. paysage m\u00e9diterran\u00e9en en noir et blanc. temps lent des hommes et des b\u00eates, gestes de l\u2019homme au travail, sans doute de l\u2019homme exploit\u00e9 \u00e0 une t\u00e2che sans fin, gestes qui doivent \u00eatre les m\u00eames depuis des si\u00e8cles. homme de somme, dont l\u2019humanit\u00e9 est enfouie \u00e0 force de ne pouvoir \u00eatre lui-m\u00eame \u00ab l\u2019existence r\u00e9duite \u00e0 la survie peut-elle se contenter des ombres de la vie ? \u00bb (3) alors que dans \u00ab Laaroussa \u00bb, Selma et Sofiane Ouissi reformulent de mani\u00e8re extr\u00eamement pr\u00e9cise les mouvements et les gestes des artisanes poti\u00e8res qui mettent en forme la mati\u00e8re (ici, uniquement perceptible sous forme de traces d\u2019argile sur les mains des artistes) dans une pr\u00e9sence particuli\u00e8rement saisissante, les couleurs lumineuses de leurs v\u00eatements, l\u2019espace autour des corps, la roche, la lumi\u00e8re, le ciel, tout est gangue pour l\u2019objet absent la gestuelle devient mati\u00e8re, circonscrit l\u2019espace comme une forme, quand chez Sarkis, elle dilue la mati\u00e8re (la peinture, cette fois) dans l\u2019eau, en une aquarelle temporelle qui interpr\u00e8te les couleurs de quatre toiles du peintre romantique allemand Caspar David Friedrich archa\u00efsme, modelage et couleur qu\u2019on retrouve alli\u00e9s dans les \u00ab tortillons \u00bb de Damien Cabanes, comme dans ses \u00ab cubes \u00bb, qui sont faits des traces des mains qui les ont form\u00e9s dans cet ensemble de pi\u00e8ces, c\u2019est le geste qui transmet quelque chose du sens, le geste en train de se faire ou le geste qui a fait c\u2019est-\u00e0-dire un geste qui prend le temps de, qui est dans l\u2019attente, aussi, et la r\u00e9p\u00e9tition pour que \u00e7a ait lieu \u00e7a \u00e9tant une forme-pens\u00e9e, de toute nature, qui \u00e9merge sous nos yeux, dans la gestualit\u00e9, et aussi dans l\u2019\u00e9crit, autre \u00e9l\u00e9ment majeur de la proposition de Sandrine Moreau, directrice de l\u2019espace d\u2019art La Terrasse. l\u2019\u00e9crit qui est la mati\u00e8re de la r\u00e9plique n\u00b0 11 de Patrice Hamel, du sch\u00e9ma textuel de Philippe Mairesse \u2014 synth\u00e8se ontologique d\u2019un long questionnement sur le service arts plastiques de la ville de Nanterre \u2014, et des post-it de Matrice 2051 du collectif courants caibles. chaque type de textualit\u00e9, de la plus \u00e9conome \u00e0 la plus dense, donne forme au processus, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 ce qui se joue quand on cherche ainsi, discr\u00e8tement, \u00e0 la fois au sens commun et au sens o\u00f9 les math\u00e9maticiens emploient ce mot (c\u2019est-\u00e0-dire quelque chose de discontinu et de fragmentaire), en ayant choisi de r\u00e9unir toutes ces pi\u00e8ces, Sandrine Moreau cr\u00e9e une syntaxe qui fait circuler le sens de l\u2019une \u00e0 l\u2019autre. y compris dans des \u00ab pauses \u00bb, comme la capula de Pedro Reyes, espace en suspension, lieu possible de stase pourtant non isol\u00e9, o\u00f9 on est travers\u00e9 par l\u2019espace et les regards, dans la pr\u00e9sence continue de tout ce qui entoure pour une exposition absolument ouverte, travers\u00e9e et pourtant tr\u00e8s dense comme une matrice de tout ce qui pourrait venir : un lieu d\u2019art accessible, vivant, populaire, c\u2019est-\u00e0-dire exigeant et d\u00e9fendant l\u2019art contemporain (celui d\u2019une pens\u00e9e en mouvement, et non celui de la transaction) un des lieux \u2014 encore possible \u2014 de la rencontre et du faire ensemble -\u2014 ce qu\u2019ont travaill\u00e9 sous une forme prospective Liliane Viala et Sylvain Soussan avec Matrice 2051, en convoquant chaque mois depuis entre l\u2019ouverture de l\u2019espace d\u2019art en juin et cette fin d\u2019ann\u00e9e civile, des ateliers de recherche et de r\u00e9flexion avec les Nanterriens qui ressentent le besoin de penser les rapports de l\u2019art avec eux-m\u00eames et en m\u00eame temps il y aurait comme une tristesse latente, une m\u00e9lancolie (?) comme si rien ne pouvait faire le poids par rapport \u00e0 ce qui vient. une tristesse qui n\u2019emp\u00eache pas de tenir, alors que tant de centres d\u2019art sont attaqu\u00e9s dans leur mission, envers et contre tout ce qui est, tout autour. pour paraphraser Pasolini qui lui, parlait de th\u00e9\u00e2tre : l\u2019art facile est objectivement bourgeois, l\u2019art difficile est pour les \u00e9lites bourgeoises cultiv\u00e9es, l\u2019art tr\u00e8s difficile est le seul art d\u00e9mocratique reste \u00e0 faire en sorte que cela se sache, et que le lieu ne d\u00e9semplisse pas \u00ab bient\u00f4t viendra la race humaine qui recr\u00e9era le monde au lieu de le d\u00e9truire \u00bb<\/div>\n<div><\/div>\n<div class=\"message-content-text\">(5) fr\u00e9d\u00e9ric dumond http:\/\/fredericdumond.free.fr\/ notes 1. issu de la transformation de la \u00ab galerie Villa des Tourelles \u00bb en \u00ab espace d\u2019art la terrasse \u00bb, transformation pens\u00e9e et voulue par la directrice, Sandrine Moreau 2. extrait du texte \u00e9crit par Raoul Vaneigem pour \u00ab un moment d\u2019\u00e9ternit\u00e9 dans le passage du temps \u00bb, le film projet\u00e9 de Nicolas Kozakis et Raoul Vaneigem 3. Raoul Vaneigem, ibid. 4. Pier Paolo Pasolini a \u00e9crit sur les murs du hangar o\u00f9 il joua pour la premi\u00e8re fois Orgie : \u00ab Le th\u00e9\u00e2tre facile est objectivement bourgeois ; le th\u00e9\u00e2tre difficile est pour les \u00e9lites bourgeoises cultiv\u00e9es ; le th\u00e9\u00e2tre tr\u00e8s difficile est le seul th\u00e9\u00e2tre d\u00e9mocratique. \u00bb 5. Raoul Vaneigem, ibid.<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"message-footer\"><span class=\"message-footer-time\"><span class=\"message-footer-time-data\">\u00a0<\/span><\/span><\/div>\n<div id=\"sdfootnote1\"><span style=\"font-family: Arimo, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote1anc\" name=\"sdfootnote1sym\"><\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div id=\"sdfootnote2\"><\/div>\n<h1 lang=\"fr-FR\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arimo,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-size: xx-small;\">&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; on parle de l&rsquo; expo<a href=\"http:\/\/www.italieaparis.net\/actualite\/news\/massimiliano-marraffa-exposition-14000\/\"> ici <\/a><\/span><\/span><\/span><\/span><\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p lang=\"fr-FR\"><code>\u00a0<\/code><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arimo, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u00a0<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 20px; left: 20px;\">Salva<\/span><\/p>\n<p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 36px; left: 20px;\">Salva<\/span><\/p>\n<p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;\">Salva<\/span><\/p>\n<p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 36px; left: 20px;\">Salva<\/span><\/p>\n<p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 36px; left: 20px;\">Salva<\/span><\/p>\n<p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 36px; left: 20px;\">Salva<\/span><\/p>\n<p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;\">Salva<\/span><\/p>\n<p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 36px; left: 20px;\">Salva<\/span><\/p>\n<p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 36px; left: 20px;\">Salva<\/span><\/p>\n<p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 36px; left: 20px;\">Salva<\/span><\/p>\n<p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;\">Salva<\/span><\/p>\n<p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 36px; left: 20px;\">Salva<\/span><\/p>\n<p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 36px; left: 20px;\">Salva<\/span><\/p>\n<p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; 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